Raymond Poulidor est mort

Raymond Poulidor

Figure incontournable du cyclisme et bien au dela du monde du sport français, Raymond Poulidor est mort à Saint-Léonard-de-Noblat à l’âge de 83 ans.
Eternel second sur le vélo, mais largement premier dans le cœur des français, Poupou, très fatigué depuis des semaines, est donc décédé ce mercredi 13 novembre.

Toute une époque d’un vélo populaire

On gardera de cet immense champion une rivalité mythique contre Jacques Anquetil sur les routes du Tour de France. Celui que l’on appelait affectueusement l’éternel second à connu une belle carrière sportive, prolongée ensuite dans le coeur des amateurs de sport par une présence permanente sur les routes du Tour ( y compris cette année, malgré son état de très grande fatigue).

Un grand sportif

Même s’il n’a jamais porté le maillot jaune sur le Tour, il est tout de même monté 8 fois sur le podium de la grande boucle.
Sa carrière fut bien sûr marquée par sa lutte fratricide avec Jacques Anquetil dans les années 60 puis Eddy Mercx dans les années 70. Mais réduire la vie sportive de Raymond Poulidor a cette « simple rivalité » serait une erreur. Pour finir si souvent deuxième, il faut aussi des capacités sportives hors normes.
De plus, cette idée de second permanent n’est liée qu’au Tour de France, même s’il y a remporté de nombreuses étapes. Car Poulidor a gagner quelques très grandes courses à étapes comme le Tour d’Espagne et Paris-Nice. Il gagna aussi quelques classiques comme Milan San Remo et la Fleche Wallonne.
Il fut aussi champion de France, vice champion du Monde ( encore battu par Anquetil) et certainement l’un des coureurs cyclistes de talent les plus malchanceux qui soit.

Raymond Poulidor, l'homme populaire
Raymond Poulidor à Brive – Par Babsy — Travail personnel, CC BY-SA 3.0 – Wikipédia

L’homme populaire et aimé

La fin de sa carrière de sportif n’a pas marqué la fin de la relation d’amour entre Poupou et les français bien au contraire. Toujours attiré par cet homme simple, naturel, généreux et toujours amoureux des courses cyclistes, les spectateurs de courses cyclistes voulaient toujours voir l’homme, serrer la main à une idole de jeunesse ou a un symbole d’un temps sportif aujourd’hui révolu.

La France pleure donc aujourd’hui un héros populaire, un sportif exceptionnel et un grand homme simple un peu malchanceux mais heureux, des hommes et des histoires comme en raffolent les légendes du sport.

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Par Babsy — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17259724