Valentin Henry : «Les jeunes ont un but commun : percer à Brest ! »

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Updated: octobre 12, 2015
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Menée par son milieu offensif Valentin Henry, l’équipe réserve du Stade Brestois a démarré une nouvelle saison dans le championnat de CFA 2. Le capitaine de Ty-Zefs présente le nouvel effectif des Rouge et Blanc et revient sur les ambitions de son équipe. Interview.

Valentin, tu entames une nouvelle saison avec l’équipe réserve du Stade Brestois en CFA 2. Peux-tu nous parler un peu de l’effectif qui est à la disposition de l’entraîneur, Laurent David ?

Une nouvelle génération est arrivée, il y a eu une quinzaine de départs sur un effectif de vingt joueurs. Cette année, il y a eu la promotion des joueurs qui évoluaient l’année dernière en U19 nationaux puisqu’ils ont réalisé une grosse saison. On compte deux recrues dans l’effectif : Thibault Rioual, latéral gauche qui vient d’Auxerre et Sandy Nzuzi, ailier en provenance de Laval. L’équipe est en phase de construction, les jeunes sont là pour s’aguerrir physiquement et goûter petit à petit aux exigences de la CFA 2 voire à celles du monde professionnel…

Tu es capitaine de l’équipe (issu de la génération 1993) et tu fais déjà figure d’ancien dans cette équipe. Peut-on considérer que tu as un rôle de « grand-frère » auprès des plus jeunes joueurs ?

Oui, c’est vrai. A tel point que certains dans l’équipe s’amusent à m’appeler « Papy » (rires) !  Au-delà de ça, je suis encore très jeune, j’ai beaucoup de choses à apprendre et notamment à leurs côtés. J’essaie de leur apporter mon expérience tout en essayant de montrer le meilleur exemple sur et en dehors des terrains. C’est un groupe très réceptif qui apprend et progresse vite.

L’effectif s’est considérablement rajeuni, peux-tu nous expliquer le projet pour cette saison ?

Dans un premier temps, l’objectif prioritaire est de maintenir l’équipe en CFA 2. Après, il est plus intéressant sportivement et psychologiquement de jouer les premiers rôles au sein du championnat. Les aléas d’une équipe réserve se situent au niveau de la rotation de l’effectif qui est dans l’obligation de s’adapter à l’équipe professionnelle. Nous avons tout de même une certaine stabilité cette année qui nous permet de peaufiner les affinités sur le terrain. On commence à se connaître de mieux en mieux tout en incorporant de temps en temps de nouveaux joueurs qui nous apportent de la variété dans notre jeu.

Comment vois-tu ton avenir au Stade Brestois, quelle est ton ambition pour cette saison ?

Je me suis laissé une dernière année pour signer professionnel à Brest. Cela fait 17 ans je suis au club. Je suis attaché à ses couleurs d’autant plus que je n’ai jamais connu d’autre club. J’ai envie d’aller au bout de moi-même. J’estime que j’ai encore une marge de progression dans de nombreux domaines. J’essaie au jour le jour de travailler pour y parvenir même si des fois, c’est difficile. Mais je n’ai pas envie de vivre avec des regrets. Et évidemment, cela passe par une grosse saison avec la CFA 2 en essayant d’être le plus décisif possible pour l’équipe. De plus, j’ai obtenu l’année dernière ma licence Management des Services (BAC +3) ce qui me permet cette année d’être encore plus investi pour réaliser ce rêve de gosse que j’essaie de toucher du bout des doigts.

VH

Cette saison, les joueurs professionnels non retenus dans le groupe Ligue 2 d’Alex Dupont vont-ils venir vous épauler ? N’est-ce pas un frein à la progression de certains jeunes ?

Pas forcément. Dans un championnat où les équipes amateurs sont aguerries sur le plan physique et mental, l’apport des professionnels nous permet de consolider nos bases. Ils nous apportent leur expérience. Je ne pense pas que ce soit un frein à la progression. Je crois qu’on a toujours à apprendre d’eux et cette année les jeunes ont la possibilité de s’exprimer soit en CFA 2, soit en 19 nationaux où le niveau et l’exigence des confrontations favorisent l’épanouissement des joueurs.

De quel œil vois-tu les travaux de construction du centre de formation sur le complexe de Pen Helen ?

On est toujours preneurs de nouvelles infrastructures. Je pense que ce sera un outil qui apportera une plus-value au Stade Brestois. Les nouvelles générations auront un outil de travail de qualité. Cela apportera une stabilité au club et permettra aux jeunes d’évoluer dans de bonnes conditions pour s’épanouir du mieux possible.

Deux jeunes joueurs (Corentin Jacob et Ibrahima Sissoko) sont passés professionnels au Stade Brestois cet été et deux autres (Gautier Larsonneur et Mathis Jourdan) s’entraînent régulièrement avec les pros. Est-ce selon toi le signe que la formation progresse au Stade Brestois ? Même si ces derniers n’ont pas encore disputé la moindre minute de jeu avec l’équipe professionnelle…

Je suis conscient de l’attachement qu’ont les supporters envers le club. Le besoin d’identification des supporters à l’équipe se fait de plus en plus sentir. Et je pense que le club en a pris connaissance. Maintenant, il reste du travail pour tout le monde. Les exigences sportives du monde professionnel sont importantes. On attend directement que le jeune soit performant mais pour arriver à la performance, il y a un long travail. Je pense que la formation et l’équipe professionnelle travaillent dans ce sens. Nous sommes en période de formation et nous tentons de nous aguerrir aux côté des professionnels ou des éducateurs pour tendre à ce niveau d’exigence. Ce que je peux assurer, c’est que les jeunes ont comme but commun de percer à Brest. Ce ne sera pas le cas pour tout le monde car il y a peu d’élus mais ces efforts seront bénéfiques sur le long terme pour la progression des joueurs.

Crédit photo: Footbrest

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